Mamanbibou

plein de trucs qui sauvent pour les mamans qui allaitent (et toutes les mamans!)

 

Ces enseignants qui rechignent à scolariser leurs propres enfants… 13 février, 2013

Classé dans : éducation respectueuse — mamanbibou @ 0:00

C’est souvent après une discussion avec une copine ou une autre sur un sujet qui me tient à cœur, que je me dis que j’ai besoin d’écrire dans mon blog, pour mettre les choses au clair. Plus pour moi, que pour être lue en fait(mais bon maintenant que vous êtes là, continuez à lire, hein!). Bref le sujet du jour, c’est l’école (et ce n’est pas parce que je suis en grève aujourd’hui pour la 2ème fois de ma « carrière », même si finalement certains points se rejoignent…)

Voilà, Mathilde va avoir 3 ans, et bientôt c’est l’école. L’école? Oui mais…

Et moi, instit’ depuis 7 ans (crise des 7 ans, comme parait-il dans le couple??), je me pose pas mal de questions.

Voilà donc un petit raisonnement, bien scientifique -vous commencez à me connaitre, je ne peux pas m’en empêcher!-

1- Que pensent de l’école, enfin du système scolaire classique, les parents lambda? (vous vous reconnaîtrez peut-être)

Que rien n’est parfait en ce bas-monde ma brave dame, que bien sur il y aurait des choses à améliorer mais que c’est comme ça, dans l’ensemble c’est pas si mal. et puis j’y suis allée à l’école moi et je vais très bien, merci. et on y a des bons souvenirs : les conneries avec les copains, les petits amoureux, les récrés, le benêt de la classe, le caïd, la princesse, la bonne élève, etc…

Que si mon enfant a une maitresse nulle, ben c’est pas grave, un an c’est vite passé…

Et il y a aussi ces parents qui critiquent tel ou tel prof mais ne remette pas en question le système, et préfèrent payer des cours particulier d’anglais ou de soutien de maths à leur enfant -qui ne fait sûrement pas assez d’heures dans la semaine-. ou encore qui complètent/enrichissent à la maison au moment des devoirs (ahhh les devoirs…) au risque de saturer, dégouter leur cher loupiot…

C’est vrai tout ça, et je le pense aussi en partie, mais c’est un peu (beaucoup?) limité.

2- Qu’est ce que j’en pense, moi qui y vis tous les jours?

que l’école a des points très positifs :

  • découvrir ce que je n’ai pas l’occasion de découvrir à la maison (et c’est quand même énorme pour beaucoup d’enfants),
  • lier des vraies amitiés avec des enfants de mon âge,
  • m’attacher et apprendre par la parole d’un/des autres adultes que mes parents/famille proche,
  • découvrir que comme le dit la formule : « on ne peut pas tous s’aimer mais on doit tous se respecter », c’est à dire apprendre à vivre avec des enfants que je n’ai pas choisi (le vrai respect, pas le respect de politesse, c’est autre chose)
  • découvrir une mixité sociale, culturelle,
  • donner des référence communes,

mais aussi des points très négatifs :

  • l’ambiance et la qualité de la vie de la classe dépendent d’1 ou 2 adultes en charge de la classe : si l’enseignante ou l’aide maternelle sont « dures », et j’en connais, c’est pendant 10 mois que mon enfant va entendre crier et se fâcher (qui a déjà testé pendant 10 mois un chef trop c** à son boulot? c’est long non?)
  • apprendre à rentrer dans le moule et ne pas trop se faire remarquer,
  • apprendre à mettre de côté mes envies/besoins, dès 2-3 ans, pour que la vie en collectivité fonctionne  : je devrais faire le travail demandé même s’il ne m’intéresse pas et bien souvent le finir, je devrais arrêter la pâte à modeler pour changer d’atelier même si j’ai envie d’en faire toute la journée, je devrais sortir en récréation en même temps que les autres pendant 30 min, même si je préfèrerais rester au chaud, ou au contraire passer plus de temps dehors, etc…
  • si je suis un enfant un peu trop en avance par rapport à ceux de mon âge, ou au contraire avec un rythme plus lent, ça risque d’être plus difficile car la maitresse n’est pas là que pour moi et j’ai pourtant tellement plus besoin d’elle,
  • supporter la fatigue qu’occasionne la vie de groupe, car même sans cris et sans chahut, 27 enfants qui travaillent, qui jouent, ça fait du bruit,
  • apprendre à être compétitif, car même sans notes et sans classement, il y a ce bonhomme qui sourit si j’ai bien réussi ma fiche, la pression de mes parents pour que je sois un « bon élève »
  • me lever tôt chaque matin même si j’ai encore besoin de dormir, et bien souvent quand mes parents travaillent, aller à la garderie avant l’école, manger dans une ambiance hyper bruyante à la cantine, faire la sieste à l’école serrés comme des sardines sur de petites couchettes collées les unes aux autres (même si je ne fais plus la sieste à la maison), et aller encore à la garderie le soir, waouh quelle journée!!

3- Tout cela fait que je me questionne :

Puisque je connais les limites du système, et qu’elle ne me semblent pas si difficile que ça à améliorer, pourquoi rester dans un système imparfait? Alors que je sais que des alternatives existent, pourquoi laisser l’enfant dans ce qui me semble de moindre bénéfice pour lui?

Et pour moi, en tant qu’enseignante : ne suis pas « faux-cul » de travailler pour un système scolaire que je ne soutiens plus ou seulement en partie? Que faire pour que ce que je propose aux enfants (ceux des autres et les miens) soient à la hauteur de mes convictions?

4- Les possibilités alternatives

Une chose importante déjà : l’école n’est pas obligatoire en France, c’est l’instruction qui l’est. Les parents peuvent donc instruire leurs enfants par le biais qu’ils choisissent.

l’IEF : C’est l’instruction en famille, l’école à la maison, les non-sco, le unschooling… J’y ai pensé (et y pense encore régulièrement). ça m’attire beaucoup, sans trop savoir expliquer pourquoi. Peut-être pour garder intacte cette petite flamme d’émerveillement dans les yeux de l’enfant qui découvre quelque chose par lui-même. Ou pour lui laisser la possibilité d’expérimenter par lui-même tant qu’il en a besoin jusqu’à maitriser une notion, et cela au moment le plus opportun pour lui.Ou encore pour ne pas lui mettre une pression inhérente au fait de se comparer aux autres. Ou bien tout simplement parce que cela représente la liberté!! Ça me rappelle aussi une fille que j’ai connue quand j’étais au collège, qui faisait du solfège avec moi, et qui n’était pas scolarisée : elle était tellement sociable, agréable, d’une intelligence très fine, tout le monde voulait être son ami, on sentait qu’elle avait quelque chose de plus que nous… En tout cas l’IEF, ce ne serait pas pour jouer à la maitresse à la maison!!

les école parentales : c’est quand des parents se regroupent pour faire l’IEF chacun son tour avec un petit groupe constitué de la somme de leurs enfants à tous (euh, je ne sais pas si je suis claire là?!!!). Par exemple le lundi les enfants (dont les miens) vont faire des activités et participer à la vie de la famille chez Riri, le mardi chez Fifi, le mercredi chez Loulou, le jeudi chez moi etc… des initiatives de ce genre voient le jour partout. J’ai participé récemment à une réunion entre parents qui envisagent ce genre de solution. Je pense que ça ne me conviendra pas car il faut vraiment faire confiance aux autres parents qui participent à l’aventure et être sur la même longueur d’ondes, il faut aussi que les enfants s’entendent bien entre eux. J’ai peur de ne pas être « satisfaite » par les activités proposées, et crains de mon côté que les habitudes professionnelles reviennent au galop… De toutes façons ça ne marche que jusqu’à 6 ans car après, quand l’instruction est obligatoire, le regroupement d’IEF est interdit par la loi (pour éviter le risque sectaire)

les écoles alternatives, hors contrat (Montessori, Steiner, Freinet…) : ça ressemble de loin aux écoles classiques (ce qui rassure le papa!!), et ça permet de garder tous les effets positifs que j’ai cités plus haut. J’ai bien l’impression que la plupart des  points négatifs de ma liste sont abandonnés aussi. Et en plus elles apportent chacune un petit plus, une pédagogie particulière. (à noter qu’il existe des classes Freinet au sein d’écoles de l’éducation nationale, souvent en CM1-CM2). ça me plait! seuls bémols : c’est cher (90€ à mi-temps, 150€ à temps complet pour celle de pierrelatte), et bien souvent aucune garderie-cantine n’est proposée, donc impossible si les 2 parents travaillent.

les écoles classiques. Pas besoin de préciser qu’elles sont toutes différentes! Il existe dans l’Éducation Nationale des enseignants qui pratiquent la communication non violente, l’écoute active, les conseils d’enfants, une vraie pédagogie différenciée, le respect du rythme de chaque enfant, etc… et heureusement!! Ils ne sont vraiment pas aidés, mais ils font de leur mieux!! Et moi la première (même si je suis loin de faire tout ça)!!…

5- alors concrètement, qu’a-t-on décidé pour nos enfants (enfin déjà pour Mathilde)? et comment j’envisage mon avenir professionnel?

Ce qui nous semble le meilleur compromis -ici et maintenant!- pour Mathilde l’année des ses 3 ans c’est : les matins en école Montessori et les après-midis en IEF avec moi. On va tester ça pour ne rien regretter et on vous racontera!! Bien sur on ne s’avance pas sur l’avenir : l’année suivante, tout reste envisageable!

Et pour moi, professionnellement, j’ai besoin de faire une parenthèse. De mettre de côté les enfants des autres pour m’occuper des apprentissages de mes enfants à moi. J’ai plusieurs fois envisagé de laisser tomber car je ne me sentais plus capable d’être la maitresse que je voudrais être. Mais aujourd’hui, je me dis que je dois garder la foi, que c’est de l’intérieur que je peux être utile, être actrice d’un changement. Que le changement vient par la base. Que mon expérience familiale, et tout ce que j’ai appris en communication non violente, ateliers Faber&Mazlish et autre est un atout pour mes élèves. Que si je déserte, je ne serai pas fière de moi. Donc, et pour finir :  « I’ll be back! »

 

10 Commentaires

  1.  
    mamini
    mamini écrit:

    Point 5 : YES, why not ? ;-) fifty fifty
    si en plus tu reviens enrichie de tes pratiques familiales, ça sera bénéf pour tout le monde ! il faudra refaire le point un an – non, dix mois ! – après !
    ellez go to bed !

  2.  
    mamini
    mamini écrit:

    euh, * allez !

  3.  
    Maryel
    Maryel écrit:

    et oui même si Lyam n’a pas encore 1 an je me pose déjà la question… j’espère que quand on aura décidé de le mettre à l’école celle du village nous conviendra car malheureusement les écoles Montessori sont trop loin… et puis pour l’IEF je ne sais pas si je serais capable, car je ne suis pas du tout pédagogue, et surtout je ne suis pas patiente alors… je crois surtout que quand on est des parents dans la possibilité de soutenir et d’aider son enfant en dehors de la classe c’est bien, ça complète et ça permet d’approfondir les connaissances voire de les enrichir.. mais c’est vrai que ce n’est pas possible dans toutes les familles qui malheureusement n’ont pas le temps ou la richesse culturelle pour le faire…
    Je comprend aussi que l’éducation nationale a un système qui est mal foutu mais entre le peu de moyen, le manque de prof et donc les classes surchargées, ce n’est pas prêt de changer et ce n’est pas en rallongeant ou raccourcissant les jours de classes que ça va être la solution!!!
    Bref je crois surtout que l’on doit faire au mieux avec les éléments que l’on nous donne…
    mais je reste optimiste quand même hein !!! ;o)))
    en tous les cas courage à toi gros bisous

  4.  
    Tolpia
    Tolpia écrit:

    Merci de ton article.
    Un bon et bref résumé de nos différents échanges !
    Vite vite que des enseignants comme toi aient fini leur parenthèse familial… pour agir de nouveau au sein de l’EN.
    EN attendant, Montessori est un bon compromis
    Pour les écoles parentales (à vérif la faisabilité) en effet il faut être en phase avec tous les parents.
    Et l’IEF, ça me tente… mais il y a un petit « mais » qui m’empêche d’avancer.
    Donc à suivre ,o))

  5.  
    Mari
    Mari écrit:

    Y’a plusieurs de tes points positifs que je trouve sujets à discussion .

    Par exemple « découvrir ce que je n’ai pas l’occasion de découvrir à la maison (et c’est quand même énorme pour beaucoup d’enfants) » ; là ce qui me gêne, c’est que tu admets à demi-mots que l’école pallie à certains manques des familles, où l’éveil est pauvre. Mais du coup, que reste-t-il à ceux qui sont normalement éveillés? Ceux qui savent déjà que bleu c’est bleu et la différence lettre-chiffres? Ils patientent.

    Et quid des enfants différents, les dys, hyper et précoces, à qui on propose un AVS et un plan-handicap alors qu’un un simple changement de méthode suffirait? Je ne veux pas que mon fils soit assisté dans ses apprentissages pour pouvoir respecter la méthode imposée alors qu’il est lui-même plein de ressources qui lui permettent d’être autonome et de progresser. Quelle image de lui-même lui renverrais-je si j’acceptais ce genre d’aménagements?

    Sur « lier des vraies amitiés avec des enfants de mon âge », on en a discuté et moi justement, ça me gêne beaucoup ce classement des enfants par âge. Quid de ceux qui préfèrent les plus petits, les plus grands, les adultes? Alors tu vas me répondre : on peut se voir dans la cour. Mais la cour, c’est seulement un tout petit peu de la journée scolaire, le reste du temps, c’est la classe d’âge. Je pense que le système « par âge » est en soi compétitif ! on établit de facto un rapport âge/compétence qui, à mon avis, encourage les comparaisons et les angoisses parentales, par ricochet.

    Accessoirement, s’il est important d’avoir des amis, est-il important de voir ces amis 4 jours sur 7 pendant 8 heures? Toujours les mêmes, dans les mêmes conditions. En ce qui me concerne, sur ce point précis, je préfère la formule plus légère du centre aéré. C’est une journée seulement, et surtout le « stress » relatif de l’apprentissage du groupe n’est pas mêlé au stress de l’apprentissage scolaire. Un stress à la fois, je trouve que ça suffit! :) En plus, à mon avis, le principe de dissocier apprentissages et socialisation apporte davantage d’égalité entre les enfants : le cancre n’est pas stigmatisé par ses notes dans la relation sociale.

    « m’attacher et apprendre par la parole d’un/des autres adultes que mes parents/famille proche » > Ca a priori, oui (et encore, 4 ou 5 jours/semaine?) mais l’école c’est tellement la loterie… Je te parlerai un jour de l’instit de MS de ma Mance… Je lui confierais même pas un animal! :( Et va te sortir des griffes d’une maîtresse acariâtre, c’est quasi impossible!

    Nous avons beaucoup réfléchi, depuis longtemps, sur le thème « Et pour moi, en tant qu’enseignante : ne suis pas « faux-cul » de travailler pour un système scolaire que je ne soutiens plus ou seulement en partie? ». J’ai envie de te dire qu’un job, ce sont des compétences, pas un sacerdoce. On peut être partisan du bio, manger bio, et être caissier de supermarché. Les réalités de la vie font que parfois, on fait comme on peut! Et d’ailleurs être critique n’a jamais empêché de bien faire son travail ;) Au contraire même!

  6.  
    Mari
    Mari écrit:

    Merci pour ton paragraphe sur les écoles parentales! Ca nous a poussés, avec chéri, à creuser le sujet, on a vu fleurir des possibilités vraiment alléchantes! On a hâte de plonger dedans.

    Là où je suis modérément d’accord avec ta façon de voir, c’est que je ne pense pas que dans une école parentale (ou école hors-contrat puisque qu’un final c’est l’idée) il soit indispensable que les enfants s’entendent bien entre eux. Les enfants, ils sont encore bien jeunes pour « s’entendre » de façon absolue, les chicanes, y’en a, forcément. Alors je pense que ce qui compte, c’est que l’adulte en charge soit impliqué et apte à gérer l’accompagnement vers une résolution des conflits. Et vers une autonomie à ce niveau-là, parce que l’objectif d’une socialisation de groupe, c’est ça quand même! :D

    Après que tu t’inquiètes de la valeur des activités proposées, je le comprends sans peine. D’un point de vue IEF, nous sommes considérés comme « détendus », à savoir que beaucoup de choses s’apprennent sans cours formels, ni trace écrite, et une multitude de supports. En revanche nous sommes très exigeants sur la qualité du fond, et on ne se voit pas transiger là-dessus. D’ailleurs ça participe de notre déception vis à vis de l’école, parce que le fond est moyennement adapté, à nos yeux (notamment en histoire et géo). mais bon, quand on lance un projet pareil, j’imagine qu’on cause ensemble de la ligne pédagogique de l’ensemble et que tout le monde adhère ;)

  7.  
    BIRET
    BIRET écrit:

    Bonjour,
    je me retrouve tellement dans ce post…prof au collège, ma fille a 2 an sbientot et je me demande plusieurs fois par jour « est ce que j’aimerai qu’elle soit dan sma classe »? la réponse n’est pas toujours oui. Le rythme, le stress, la compétition, les notes, les journées de fous, le non respect de leur rythme d’apprentissage, de leurs envies, de leurs motivations du moment… oui les collégiens vivent tout ca!
    Et moi, comment faire pour que ce soit mieux pour eux? Et est ce que je veux ca pour ma fille?
    Merci pour ce billet!

  8.  
    mamanbibou
    mamanbibou écrit:

    waouh merci marilyne pour toutes ces réflexions, qui poussent plus loin les miennes!! Je n’ai rien à y redire!! Si, que j’ai encore plus hâte de te rencontrer! ;)

  9.  
    mamanbibou
    mamanbibou écrit:

    Et merci les autres aussi pour vos comm!

  10.  
    Nico
    Nico écrit:

    Salut Agnès,

    Bon, article intéressant, encore une fois, je vois que tu te poses toujours les questions que tu te posais lors de notre dernière rencontre ! Je sais pas si c’est dans la nature des personnels enseignants mais j’ai l’impression que j’entend ma soeur sur nombre de questions que tu te poses (et encore elle a pas d’enfant). Ca pourrait être aussi les mots de la femme d’un collègue de boulot qui est prof, etc…

    Le fait est que j’ai l’impression que quel que soit le métier que l’on fait, le fait de le faire, nous donne un regard complètement différent sur celui-ci. Que pense ta soeur du Corps Médical ?

    Il semble que ça soit dans la nature humaine de se poser des questions sur ce qu’on fait, le fait que ça concerne son enfant décuple probablement le phénomène ! (Chaque jour qui passe, je suis toujours aussi content d’avoir raté mon CAPES !!!)

    Mais finalement, ces questions que tu te poses, que semblent se poser les enseignants, est-ce que vous ne vous les posez pas d’autant plus parce que vous faites ce métier et que vous le pratiquez de la meilleure manière qui soit, de la manière que vous aimeriez faire avec vos propres enfants ?

    Cette réflexion sur l’école me semble biaisée par le fait que vous vous posez toutes ces questions parce qu’en effet vous avez atteint un niveau intellectuel (j’entends par la une capacité à réfléchir) qui fait que vous pouvez avoir ce regard critique.

    Je suis d’accord avec vous, l’école est perfectible, mais notre société est-elle prête à en assumer le coût ??? Faire des emploi du temps moins chargés c’est rendre l’enfant plus présent chez lui. Et comment concilier le travail des 2 parents (indispensable de nos jours face au coût de la vie) avec des horaires réduits ? C’est l’assurance que les enfants seront de toutes façon « abandonnés » dans d’autres structures collectives en attendant la fin de la journée de travail de leurs parents.

    Voilà, je ne cherche pas à relancer une quelconque guerre des sexes, à savoir qui a le droit de travailler dans le couple, ni un énième débat sur le coup de l’Education Nationale, j’essaye juste d’apporter des arguments un peu différents, des arguments peut être plus extérieurs à ce monde de l’enseignement qui définitivement semble poser beaucoup de questions à ceux qui le pratiquent… ^^

    A+

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