Mamanbibou

plein de trucs qui sauvent pour les mamans qui allaitent (et toutes les mamans!)

 

Éduquer ses enfants dans le respect, oui mais comment ? 19 décembre, 2011

Classé dans : éducation respectueuse — mamanbibou @ 18:36

J’ai beaucoup réfléchi avant d’écrire cet article, tellement le sujet est sensible. Pas mal de copains qui ne comprennent pas notre façon de faire, et que je ne veux pas juger tant chacun essaye sûrement de faire de son mieux en matière d’éducation…, une envie de dire mes convictions dans ce domaine sans pour autant être cataloguée, mais allez… je me lance !       en espérant que les yeux qui me liront seront pleins de bienveillance et « open-minded » ! (de toutes façons c’est long, alors vous ne me lirez que si vous êtes intéressés !!)

Car OUI on peut élever ses enfants sans les punir et sans les fesser, mais NON ça ne signifie pas que tout est permis, qu’ils n’ont pas de limites et que c’est le waï à la maison (du moins pas plus qu’ailleurs !), et NON ce n’est pas parce que ceux qui choisissent cette façon de faire ont des petits anges (pas plus ailleurs non plus…)

Voilà donc après cette longue intro ce qui nous a aidés et nous aide encore beaucoup :

  1. Nous nous sommes renseignés sur les enfants de l’âge de l’enfant en question, et sur les trucs énervants que de toutes façons ils font à cet âge. Genre, à 18 mois : faire sous mon nez ce que je viens de lui demander de ne pas faire… en fait il/elle vérifie seulement qu’ il/ elle a bien compris.

Ça ne sert à rien de s’énerver pour ça contre l’enfant, vu que c’est dans son développement naturel et que vous n’y pouvez rien ! Vous seriez Don Quichotte contre les moulins !

Pour ça, certains bouquins nous ont vraiment aidés :

avant 1 an :

Au cœur des émotions de l’enfant – I Filliozat

La peau et le toucher – Ashley Montagu

De 1 à 5 ans :

J’ai tout essayé – I Filliozat

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent –Faber&Mazlish

A tout âge :

Langages d’amour des enfants – Gary Chapman et Ross Campbell

 

  1. Nous avons commencé dès la naissance à prendre soin de notre tout-petit sans nous dire que chaque pleur qui nous saoule est un ‘caprice’. Définition d’un caprice pour moi : pleur que le parent ne comprend pas et ne veut pas faire l’effort de comprendre ou veut faire cesser rapidement… je suis un peu dure ? Avec cette vision, je n’ai eu à gérer que 2 caprices en 21 mois, mais beaucoup d’autres émotions normales que traverse tout être humain normal.

 

  1. Nous somme partis du principe qu’un enfant est dès sa naissance un individu à part entière, avec sa personnalité, et qu’on ne va pas essayer de le modeler à ce qu’on a décidé, seulement lui montrer le chemin, et un exemple qu’il aura envie de suivre (mais sans feindre d’être parfait, ça ne fait envie à personne).

Un être humain à part entière, ça veut dire aussi qu’on peut le comprendre puisqu’on est nous aussi des êtres humains. Je me dis souvent ‘comment est-ce que je réagirais, moi, si j’étais dans cette  situation ?’ et bien souvent la réponse est : ‘ben… exactement comme elle !’ Facile alors de trouver comment résoudre le problème !

Ça veut dire aussi que je lui parle, je lui explique ce que je fais, ce que j’attends d’elle, en langage ‘adulte’,  dès tout bébé. Ce n’est pas un petit animal ou un poupon en plastique…Ça évite bien des incompréhensions !

 

  1. Nous avons osé dire plus de ‘oui’ que de ‘non’ à notre enfant. Imaginez-vous vivre dans un environnement plein de tentations, mais où vous  n’avez le droit de toucher à rien, de ne rien essayer de peur de mal faire, d’abîmer quelque chose… Notre chérie a dit ‘oui ‘ bien avant la période de l’opposition et du non, et finalement on trouve celle-ci pas si terrible que ça !

A la place du ‘non’ ou de la punition, on peut :

-         Montrer la chose qui aura un ‘oui’. Par exemple : si l’enfant veut jouer avec le placard des verres, on lui montre le placard à Tupperwares°, ‘oui tu peux l’ouvrir et jouer avec, vas-y’. Si l’enfant a tendance à griffer ou tirer les cheveux, on lui dit ‘regarde, caresse’ ; et là je prends la main de l’enfant et le guide pour faire une caresse – expérience testée récemment sur un petit garçon catalogué très brutal, ça a super bien marché.

-         Expliquer comment ça marche pour que l’enfant fasse seul. J’ai remarqué que quitte à y passer du temps, j’aime mieux expliquer comment ça marche en prenant le temps de le faire plutôt que dire 50 fois ‘non’. Résultat en exemple, une petite fille qui sait allumer l’ampli, mettre et lancer un CD à 21 mois, mettre en route le lave-vaisselle ou encore peler une mandarine et séparer les quartiers.

-         Organiser un peu différemment sa maison en éloignant les objets fragiles et précieux. Cette année, pas de crèche chez nous avec les beaux santons à 12€ pièce! Ça ne sert à rien de prendre des risques, car même en voulant bien faire, les petites mains ne sont pas encore très habiles…

-         Utiliser des ordres positifs :  ‘Laisse l’assiette sur la table!’ et pas des négations genre ‘Ne jette pas l’assiette par terre!’. C’est tout bête, mais si je vous dis ‘ne pense pas à un éléphant rose’, à quoi pensez-vous ?

-         Dire à l’avance à l’enfant ce qu’on va faire. Quand j’ai commencé ça, je n’y croyais pas trop, je pensais que c’était un peu « gadget », et finalement, c’est radical ! Quand on va dormir dans une autre maison, faire un grand trajet en voiture, la laisser pour un week-end à ses grands-parents, etc.. , on le lui dit, et c’est impressionnant comme tout se passe mieux, comme elle s’impatiente moins quand elle sait ce qui va se passer pour elle.

-         Chez nous, on ne sépare l’enfant physiquement du lieu du ‘délit’ que s’il fait quelque chose de dangereux pour lui-même ou pour les autres.

… Et il y a encore une multitude d’idées très concrètes dans les bouquins cités plus haut pour les petits de 1 à 5 ans !

 

  1. Nous essayons d’accepter les émotions de notre enfant, et toutes ses émotions sans restrictions.  Pour moi, c’est vraiment le plus dur, super-papa y est plus fort, mais je progresse…

Oui un bébé a le droit d’être triste et de pleurer dans les bras de quelqu’un au lieu d’ être abandonné seul dans son berceau.

Oui, un enfant a le droit d’être en colère et de hurler, même au milieu du supermarché, sans qu’on le tape.

Oui, un enfant a le droit de s’être fait mal et de pleurer sans qu’on lui dise ‘c’est rien, ça va passer’ car pour lui ce n’est pas rien.

Oui, un enfant a le droit d’être jaloux parce que maman tient un autre bébé dans ses bras: imaginez votre mari serrer dans ses bras une autre femme (ou inversement)!

Et cela sans avoir peur de rendre notre enfant chochotte, capricieux, pas autonome, pas social, etc… Pour l’instant, avec le peu de recul qu’on a, c’est plutôt tout le contraire qu’on a à la maison ! Nous avons la conviction qu’un enfant en confiance, qui sait qu’il peut compter sur ses parents à la seconde où il en a besoin, se développe sans problème et harmonieusement.

 

  1. On a eu besoin aussi de trouver des gens autour de nous pour se sentir soutenus, et parfois nous remonter le moral… amis, parents et beaux-parents attentifs, nounou, groupes de parents «  conscients », etc… Car c’est vrai que c’est pas facile de rester dans cette voie, et que même en y ayant réfléchi, la tentation est grande de « péter les plombs » devant sa petite tornade… Comme je l’ai lu récemment, « quand on lui en colle une, ça a au moins le mérite de soulager le parent… » mouais…. Du soutien est donc souvent indispensable !

 

Finalement, ce qui compte pour nous, c’est tout ça : le fond, la réflexion qu’on a eue sur ce qu’on voulait de meilleur pour nos enfants. Et après tout, tout ce qu’on a fait à côté – portage en écharpe, cododo, couches lavables, etc – ne sont que des outils. C’est malheureusement souvent cela qui fait cliché et qui fait qu’on catalogue négativement le maternage en France…

En espérant avoir fait découvrir quelque chose, sans vouloir convertir personne…

 

4 Commentaires

  1.  
    BUARD JP MJ
    BUARD JP MJ écrit:

    Merci de faire partager votre magnifique expérience de jeunes parents et surtout votre expression sur la manière d’être parents et avec déjà grand succés. Pour notre génération la femeté était la méthode la plus partagée! Nous avons eu la chance que nos parents appliquaient déjà avec leur simple bon sens une méthode douce où l’enfant que nous étions avait toute sa place en tant que personne et sans violence .

  2.  
    mamini
    mamini écrit:

    bravo ma fille ! j’adhère ! <3

  3.  
    Sabrina
    Sabrina écrit:

    Merci Mamanbibou ! J’apprécie tes conseils toujours très réfléchis. Mais pas facile de se faire entendre, pour les grands-parents de ma puce, les pleurs ne sont dus qu’à trois possibilités soient la faim, la fatigue ou le caprice… Ce qui me terrifie c’est le réflexe répandu : pleurs = sucette dans la bouche…

  4.  
    Marinelfe
    Marinelfe écrit:

    Je suis bien d’accord… Mais hélas, c’est vraiment dur de s’y tenir… Et vos réflexions sont ma foi d’une évidence absolue! Je vais d’ailleurs de ce pas tester la méthode « caresse » au lieu de « tape/tire les cheveux »… Corentin a cette tendance (et c’est surtout sa soeur qui en fait les frais) et pas évident de trouver toujours le pourquoi, ni de trouver comment faire pour l’aider a changer se comportement :) Je vais donc continuer mes achats de livres utiles et pratique pour parents (j’ai commence Filliozat et j’ai déjà changer certaines choses! Hâte maintenant que mon homme s’y mette… et s’est pas gagné!!!)

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